Médiation ou Procès : Comment choisir la meilleure option pour toi ?
...ou comment décider en conscience ta façon de sortir d'un conflit et croire en l'humanité avant tout.
Le conflit tu connais, t’es en plein dedans.
“Je ne sais plus quoi faire” est ta phrase favorite quand tu parles de cette situation.
Tu tournes en rond, t’essaies d’y penser le moins possible, mais ça revient. Toujours.
Il va falloir régler ça. Mais comment ?
D’un côté, le procès : un juge qui tranche, un avocat qui explique, un gagnant, un perdant. C’est carré, officiel, sans discussion. Pas de négociation, pas de souffrance ça reste extérieur.
De l’autre, la médiation : une conversation, une écoute, un échange, une tentative de s’entendre, une issue où chacun garde une part de contrôle.
Deux chemins.
Lequel choisir ?
Voici quelques questions à te poser pour t’aider à trouver la solution qui serait la meilleure pour toi.
1. Quelle issue tu veux ?
Au tribunal, chacun campe sur ses positions, armé d’un avocat, d’arguments bien ficelés, et espère que le juge lui donnera raison. C’est une bataille. Une lutte sans merci pour prouver “qu’on a pas tord”.
Tu peux gagner. Tu peux perdre. Tu peux aussi tomber sur un verdict qui ne te convient pas du tout et que tu devras subir.
En médiation, c’est différent. Il ne s’agit pas de prouver qui a raison ou tort. On cherche une solution qui fonctionne pour tout le monde. Un compromis, oui. Mais un compromis choisi, pas imposé. La solution, c’est toi qui la trouve avec l’autre.
2. Combien de temps es-tu prêt.e à attendre ?
Un procès, c’est long. Très long. On parle de mois, parfois d’années. Chaque échange de documents, chaque audience, chaque report prolonge le conflit. Il faut chercher les preuves, demandes des documents administratifs, des signatures…
Et pendant tout ce temps, tu restes coincé.e dedans. Ça tourne dans ta tête. Tu dors mal. Tu ressasses.
En médiation, c’est tout l’inverse. Ça va vite. Une, deux, trois séances maximum et c’est réglé. Tu passes à autre chose et en plus tu as conservé une belle relation avec l’autre quelque soit l’issue, tu peux être fier.e du chemin parcouru.
3. Émotionnellement, que préfères-tu ?
Aller en justice, c’est accepter d’envenimer la situation. Chaque partie veut prouver qu’elle a raison. On fouille le passé, on met les erreurs sur la table, on les amplifie, on ravive les tensions. L’opposition devient plus dure, la rancœur s’installe.
C’est violent. On cherche à convaincre un tiers en démontrant que l’autre est en tort. C’est épuisant. Ça use les nerfs.
Dans le cadre de la médiation, on ne met pas de l’huile sur le feu, on essaie d’éteindre l’incendie. C’est un cadre où on peut parler, dire ce qui nous pèse sans que ça explose.
Elle apaise. Elle permet de parler sans attaquer, d’écouter sans se sentir acculé. Elle ouvre une porte au lieu d’en fermer une autre.
4. Et ton porte monnaie dans tout ça ?
Les avocats, les frais de justice, les expertises… le procès peut devenir un puit sans fond de dépenses. Parfois, on dépense plus que ce qu’on espérait gagner.
La médiation est beaucoup plus abordable. Pas besoin d’avocat, moins de rendez-vous, moins de paperasse, moins de temps, moins d’intervenants. Un coût fixe, souvent partagé entre les parties.. Un investissement limité pour un résultat souvent plus rapide.
5. Qui décide à la fin ?
Au tribunal, c’est un juge qui tranche. Tu peux être d’accord avec sa décision… ou pas. Une fois rendue, difficile de revenir en arrière. Le juge prend une décision qui te concerne, mais tu n’as pas ton mot à dire.
Tu peux aimer la décision… ou pas. Mais tu devras la subir et faire avec.
En médiation, c’est toi et l’autre personne qui trouvez un accord. Rien ne t’est imposé. Et si vous ne trouvez pas de terrain d’entente, tu peux toujours aller en justice après Si tu veux garder la main, la médiation est une option à envisager sérieusement.
Alors, quelle option pour toi ?
Evidemment, je ne suis pas neutre.
Je crois profondément en la médiation, pour toutes ces raisons. Mais aussi parce que c’est plus doux pour l’âme, on y a plus de soins dans les vécus, les incompréhensions, les inattentions, les oublis… les erreurs humaines quoi.
Il n’est pas nécessaire de prouver sa bonne foi en médiation, tout ce qui est dit est partagé en conscience et les émotions sont les bienvenues.
Si tu veux une solution rapide, sans escalade, sans y laisser trop d’énergie ni d’argent, la médiation est une alternative précieuse.
Si le conflit est trop envenimé, si aucun dialogue n’est possible, alors d’abord je suis désolée pour toi, peut-être envoi cette lettre à la personne avec qui tu es en conflit pour lui expliquer pourquoi tu voudrais essayer la médiation ?
Sinon peut-être que la voie judiciaire sera la seule issue, en n’oubliant JAMAIS que la médiation peut intervenir à n’importe quel moment d’une procédure 😉.



